C’est au Conservatoire de l’Odyssée, lorsque le bâtiment est construit en 2006, qu’Odéric fait ses premiers pas comme élève. Aujourd’hui, il est de l’autre côté du miroir ! Après sept années passées au Portugal, dont quatre au Conservatoire de Lisbonne, Odéric passe son diplôme de professeur de danse. Également danseur et chorégraphe, il nous parle ici de son métier, de sa passion, de ses sources d’inspiration. 

Tu danses depuis l’âge de six ans. Comment as-tu su que tu aimais ça ?

À l’origine, j’ai commencé la danse par simple curiosité, et pour danser avec quelqu’un que j’appréciais qui était élève au Conservatoire. J’ai d’ailleurs fait partie des premières générations d’élèves de l’Odyssée !

Deux ans plus tard, j’ai déménagé au Portugal. Avant d’entrer au Conservatoire de Lisbonne, j’ai fait 3 ans dans une école de danse. J’ai rencontré un professeur russe qui m’a fait découvrir la danse dans toute sa splendeur… et toute sa difficulté ! 

À partir de ce moment, j’ai su que c’était ma vocation. J’aimais déjà la danse, mais ça a pris une autre dimension : je voulais en faire mon métier, ma vie.

Tu es professeur, mais aussi danseur et chorégraphe. Que préfères-tu parmi tes différentes casquettes ?

Question difficile ! (Rires) Je pense que ça dépend justement de la casquette que je porte.

En tant que chorégraphe, je dirais la créativité et l’afflux d’idées qui l’accompagne. Quand je me mets à créer et que les idées ne s’arrêtent pas. La créativité n’est pas toujours présente. C’est donc un vrai plaisir quand elle arrive. En tant que professeur, ce serait le fait de transmettre ma passion et voir des jeunes prendre du plaisir à danser. Pour finir, en tant que danseur, j’aime prendre l’espace, occuper la scène. Et faire des portés, pour le côté technique !

Selon toi, la danse est-elle un sport ou un art ?

C’est une question que j’aime bien poser à mes élèves ! D’ailleurs il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse, c’est très subjectif.

Personnellement, je considère qu’il s’agit plutôt d’un art. Certes, il y a la performance sportive. Mais quand on danse, on raconte quelque chose. On cherche à exprimer et à transmettre des émotions. On essaie de transporter le public et le faire voyager dans l’histoire que l’on propose. 

L’interprétation joue un grand rôle, contrairement aux sports qui échappent justement à ce débat (football, tennis, volley…). Bien sûr, ces sports procurent des émotions, on le voit en finale de Coupe du Monde ! Mais ce n’est pas leur essence même. Alors que c’est le cas de la danse, au même titre que la peinture ou le cinéma. 

Tu danseras à la Maison des Espaces Naturels cet été. Quel rapport fais-tu entre danse et nature ?

Quand on danse, on se sent vivre. Et la nature c’est la vie elle-même : animale ou végétale. Donc, quand on danse au cœur de la nature, on est directement connecté avec la vie. 

D’ailleurs, maintenant que j’y pense, quand je cherche à créer (une chorégraphie ou un enchaînement), je me mets dans mon jardin. C’est devenu un réflexe. 

D’autre part, je pense que la vie est une source d’inspiration. Et pour moi, la nature ce n’est pas que les fleurs et les animaux. C’est aussi notre environnement de manière générale et les petites choses de la vie quotidienne. Observer la richesse du monde qui nous entoure, c’est le meilleur moyen de stimuler sa créativité !  


À NE PAS MANQUER

Cet été, retrouvez Odéric à la Maison des Espaces Naturels (MEN) de l’Agglo, à Écluzelles, pour des sessions danse au cœur de la nature !

  • Dimanche 25 juin à 14h30
  • Dimanche 23 juillet à 14h 
  • Dimanche 13 août à 14h

Découvrir le programme des animations de la MEN